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"A TOUT CEUX
qui crevèrent d'ennui
au collège ou qu'on fit pleurer dans la famille, qui, pendant
leur enfance, furent tyrannisés par leurs maîtres ou
rossés par leurs parents; Je dédie ce livre." Jules
Vallès
Fils d'un professeur de collège méprisé et d'une paysanne bornée, Jules Vallès raconte : "Ma mère dit qu'il ne faut pas gater les enfants et elle me fouette tous les matins. Quand elle n'a pas le temps le matin, c'est pour midi et rarement plus tard que quatre heures."Cette enfance ratée, son engagement politique pour créer un monde meilleur, l'insurrection de la Commune, Jules Vallès les évoqua, à la fin de sa vie, dans une trilogie. La langue de Jules Vallès est extrémement moderne. Pourtant l'histoire de Jacques Vingtras fut écrite en 1875 et c'est celle des mal-aimés de tous les temps! |
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"A CEUX
qui nourrit de grec et de latin
sont mort de faim; je dédie ce livre." Jules
Vallès
Jules Vallès, jeune bachelier, ne trouve pas de travail pour une raison simple : "J'ai dix ans de colère dans les nerfs, du sang de paysan dans les veines, l'instinct de révolte... ne voyant la vie que comme un combat, espèce de déserteurs à qui les camarades même hésitent à tendre la main, tant j'ai des théories violentes qui les insultent et qui les génent ; ne trouvant nulle part un abri contre les préjugés et les traditions qui me cernent et me poursuivent comme des gendarmes." Dans ce deuxième volume autobiographique, Jacques Vingtras le réfractaire manifeste au Quartier latin, échafaude avec ses amis mille projets révolutionnaires. L'écriture est enflammée, pleine d'humour. La commune se profile à l'horizon. En attendant il faut vivre : il sera pion. |
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"A TOUS CEUX
qui, victimes de l'injustice
sociale, prirent les armes contre un monde mal fait et formèrent
sous le drapeau de la Commune, la grande fédération
des douleurs, Je dédie ce livre." Jules
Vallès
Toute la vie de Vallès est tendue vers la Commune. Lorsque les insurgés s'emparent de Paris, il devient maire du XIXème arrondissement. Le lendemain de l'insurrection, il est condamné à mort par contumace. Son le Cri du peuple, est interdit. Dans ce troisième volume autobiographique, l'auteur montre son héros, Jacques Vingtras, sur les barricades, dans le feu de l'action, au milieu des morts et des bléssés. Son écriture rapide, sa vision fulgurante des scénes de combat, font de ce livre le cri de la Commune. Jules Vallès mourut épuisé, à cinquante-trois ans, en murmurant : "J'ai beaucoup souffert." |